| Ecrit par Mü,
le 20-11-2008 17:07
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Au quatre coin du monde depuis quelques mois à présent le peuple de la planète est tenu en haleine par la découverte de ce qu'ils appellent "les éveillés". Après un passage d'accalmie de quelques mois des nouvelles fraîches paraissent enfin sur le sujet:

Mais pendant ce temps là alors que l'article du " LE JOURNAL" inonde les kiosques du monde entier d'autres choses se passent dans l'antichambre du pouvoir planétaire...
Pavil femra un instant les yeux en souriant à son interlocuteur pour s' aider à contenir la douleur lancinante concentrée au niveau dy thorax. Ce geste passa pour un léger signe de manifestation volontaire d' introspection auprès de Persson. Le suédois s' était risqué à plusieurs plaisanteries au cours de la soirée, mais chaque marque d' amusement de Pavil avait été pure politesse. Au fond, ce n' était pas tant l' adresse de l' humour qui importait que la monopolisation de l' attention. Non pas celle de Pavil qui ne prenait aucun plaisir particulier à rester figé auprès de l' homme d' affaires un verre de Kamatchka vodka à moitié vide contre la paume., mais plutôt celle des nombreux invités de cette somptueuse récéption de coututiers et stylistes en tous genres qui voyaient chez le statique aux traits terriblement fermés un symbole de prestige, un ornement gageant de la qualité de ses contacts à leur simple proximité. Personne ne savait précisément qui était Pavil, la seule information unanimement transmise à son sujet est qu' il était la poche trouée qui avait donné naissance à ce rassemblement.
Chacun venait ici de son propre intérêt. Si une partie devait sa présence à la raison avouée, c' est à dire un échange mondain soupoudré de conseils de métier et d' investissements divers, la plupart des éminences présentes n' avaient pour ambition que de paraître. Les couturiers avaient d' ailleurs armé leur bras de manequins de tons et d' apparats différents. La rudesse du choix avait été telle qu' il était à chaque fois aisé de voir quel membre de chaque couple le rendait improbable. Ca, ça amusait véritablement Pavil. De son côté, il avait des raisons bien précises d' avoir organisé la soirée. La moindre était l' évaluation de l' impact sur le public bourgeois d' une nouvelle vidéo de 23 minutes et 14 secondes présentant un rituel de récuprétaion de peau sur leur propriétaires originels. Depuis peu l' Occident s' était pris d' un relent de culpabilité sur la cruauté du rituel que beaucoup faignaient ignorer, et l' idéologie du synthétique risquait fort de s' importer en Orient aussi s' il passait dans les moeurs. On n' y était pas encore, mais Pavil se devait de prévoir le futur pour mieux le modeler. les plus importants représentants de tous les domaines vestimentaires, qu' ils soient relayés au prêt-à-porter, à la haute couture ou aux costumes de fictions et divertissements en tous genres étaient présents, c' était ce soir qu' allait se décider l' avenir du vêtissement.
Excusez-moi Stefan, mon verre est vide.
Pavil prit congé de Persson et profita d' un instant de calme pour aller aux toilettes. Il verrouilla la pièce avec sa carte et deboutonna sa chemise. Comme pour en fixer le point-source de douleur; il se servit du miroir pour balayer des yeux la surface de la zone touchée par son mésothéliome à l' érionite. Sa dernière ponction pleurale commençait à dater, et les signes d' une récidive s' annonçaient. Après avoir terminé sa réception, il allait faire venir les médecins pour le traiter. Quelques minutes passèrent dans le silence total. Même malade, il ne devait pas laisser ses invités seuls plus de temps. Il veilla à récupérer son attitude habituelle et à faire disparaître les légers froissements de sa chemise.
Sarah Paterson est arrivée.
La voix mécanique projetée de son oreillette lui avait annoncé la raison principale de cette réception. Sarah était la fameuse resacpée du règlement de compte de Chine. Les médias avaient fait d' elle une intrigue mondiale, au point qu' elle était devenue un produit à évaluer et traiter dans les prochaines informations. Mademoiselle Paterson avait visiblement le pouvoir de repousser les éveillés. Nombre de gens refusaient encore d' y croire, les plus paranoïaques prétendants à un faux espoir difusé par le Gouvernement pour rassurer les populations. Certains mettaient la charrue avant les boeufs. pavil, lui, était presque persuadé que Sarah était capable de ces dons. Depuis son arrivée à l' hôpital, la gamine présentait des traces flagrantes d' amnésie. l' expertise médicale elle-même en témoignait. Tout portait à croire qu' elle disait la vérité, sauf que si ça avait été le cas, Pavil, lui, aurait su retrouver son identité. Sarah Paterson était un mensonge, une réponse officielle signée de sa main pour calmer les médias et relâcher la pression en détournant le problème. Paterson...pourquoi un prénom anglo-saxon ? Pavil supposait que c' était parce que justement il se méfiait de cet être. Soit, un arbre généalogique et des kilos de faux documents ayant le même poids que les vrais n' avaient pas tardé à donner une vie virtuelle à la mystérieuse. Pour les invités, elle était une attraction, une raison indispensable de venir et d' admettre les qualités de maître de cérémonie de Pavil. Mais pour ce dernier, elle était un rendez-vous, une tache d' encre sur le billet du monde qu' il fallait éclaircir au plus vite. Depuis son transfert à l' hôpital militaire de Chengdu, il avait été très simple de faire ce qu' il voulait du corps de la fillette. le Gouvernement chinois s' était montré récalcitrant à l' idée de laisser leur trésor national repartir pour les pays scandinaves, mais Pavil avait su bien vite dissiper les inquiétudes. Toujours est-il qu' officiellement, Sarah Paterson était toujours sous traitement dans cet hôpital militaire. Pavil avait encore dans la clef sa poche intérieure les bilans de santés et les images qu' allait recevoir le grand public au cours des deux, voire trois prochaines semaines.
Le malade déverrouilla enfin la pièce et rejoint la foule modelée en double file de façon à accueillir et mesurer Mademoiselle Paterson, l' ombre la plus brillante de la soirée. Comme toutes les réceptions de ce style, celle-ci se déroulait dans une immense propriété privée. Les lourdes grilles de fer forgé automatisées s'ouvraient régulièrement au passage des nombreuses limousines des invités de marque, alors que les hommes de la sécurité parlaient dans leurs oreillettes avec un air constipé. Noirceur était assise au fond de l'une d'elle avec un être étrange qui avait débarqué à l'hôpital militaire de Chengdu se réclamant comme son tuteur, il avait fait des pieds et des mains pour la rencontrer terrorisant plusieurs gardes de la sécurité. Mais quand il eut enfin la permission de rencontrer, la réaction de la jeune miraculée fut sans équivoques, elle s'était jetée dessus en criant "Grand frère" de sa voix froide. C'était la première fois qu'elle réagissait réellement à quelque chose depuis l'affrontement et les membres du personnel soignant avaient jugé bon de les laisser ensemble.
A présent elle était entièrement rétablie et bien que son visage soit d'une noirceur incroyable, il avait récupéré son aspect lisse d'en temps, les médecins avaient d'ailleurs souligné son incroyable capacité à cicatrisé de façon tout à fait parfaite. Dans la voiture, elle se laissait bercer par le doux roulis de la route, la tête appuyée contre la vitre emplie de buée. Dehors il faisait froid quelques flocons de neige s'échappaient du ciel noir et nuageux, le paysage morose défilait lentement dans les yeux de la jeune enfant, ceux ci restant totalement fixes. On pouvait y lire qu'elle n'éprouvait aucune sentiments, aucune peur à l'idée de rencontrer un des hommes les plus influent du monde. En réalité la seule chose qui l'importait, c'était de ne pas passer pour un bête de foire, car elle aurait énormément de mal à réprimer ses envies de carnage meurtrier dans ce cas.
A l'horizon se profilait l'ombre du portail imposant, ils étaient bientôt arrivés... Noirceur regarda son frère d'un air entendu, comme toujours ils n'avaient pas besoin de parler pour se comprendre, ce qui avait bien des avantages quand on ne désirait pas être repéré ou entendus. Un simple regard suffisait à en dire long et à se mettre d'accord sur la marche à suivre. Là, à cet instant, ils partageaient leurs doutes concernant leur présence en ces lieux, il était évident pour eux que le jeu jusqu'ici avait été bien trop facile, cette fausse identité providentielle, cette étonnante rapidité pour entrer en contact avec le président Personn... Quelqu'un de haut placé devait subodorer quelque chose, avoir un profit quelconque à cette rencontre et c'est bien pour cela que Noirceur et Peur avaient décidé de se rejoindre afin de pouvoir sceller rapidement le lien qui les unirait aux humains. Evidement les deux entités se fichaient bien du monde humain, mais ils ne pouvaient décemment pas négliger la force de celui-ci et le poid déterminant que ces être faibles pouvaient avoir dans la balance au final. Oui tout ceci n'était que manipulation intéressée, mais tout cela importait peu dans le fond, si des hommes étaient assez stupides que pour les suivre, leur vie ne valaient pas grand chose... Noirceur n'avait plus vu son frère depuis bien longtemps maintenant et malgré qu'elle aie toujours rêvé de gagner son indépendance en le détruisant et en prenant l'aval sur ses deux autres frères, aujourd'hui, elle était heureuse de l'avoir à ses côtés pour négocier avec les humains même si elle ne se l'avouerait jamais.
Les grincements des lourdes portes de fer forgé la sortirent de sa torpeur, sa tête cognant sur la vitre au moment de passer la petite bordure de l'entrée. Il allait être temps de sauter le grand pas, un homme du personnel s'était saisi de la poignée de la portière; celle-ci s'ouvrit immédiatement sur une foule de célébrités et d'exclamations. Les "Oh" et les "Ah" ainsi que les applaudissements étaient légion hors du véhicule; Peur fut le premier à sortir de l'automobile précédant sa soeur pour lui frayer un passage parmi le gratin de la haute, transformé pour l'occasion en groupies envahissantes. Les gens de la sécurité firent rapidement passer la nouvelle de l'arrivée de la pièce maîtresse, intimant le sieur Pavil à descendre de sa tour d'orée. Peur ainsi que Noirceur se frayèrent un chemin parmi les acclamations des invités jusqu'à pénétrer dans une immense salle où les gens paraissaient beaucoup plus calmes. Le hauts plafonds, les miroirs, les moulures et les dorures avaient de quoi donner le vertige, tant de fastes pour de simples humains, Noirceur était assez étonnée de cette preuve se savoir vivre, bien que pour elle il était complètement insensé de s'entasser à des centaines de personnes pour remplir les lieux. Pour sa part, elle se serrait tout juste satisfait de ce type de bâtisse pour sa seule personne.
Ils arrivèrent rapidement à la table des ôtes et des invités de grande qualité où siégeait le président. C'était facile de le reconnaître, il était là planté en plein centre; avec son écharpe ministérielle et son siège au dossier démesuré qui aurait pu presque faire penser à un trône et surtout... Son sourire niais et débonnaire... Noirceur comprit tout de suite que ce genre de personne ne pouvait être qu'un pantin manipulé par un être supérieur, comment les invités pouvaient il croire encore à cette mascarade. Ses yeux noirs ainsi que ceux de Peur avaient commencé à sonder la salle pour repérer le véritable dirigeant, l'homme de la situation. Alors qu'ils se pliaient à quelques courbettes protocolaires devant le bouffon représentant de l'autorité, deux grandes portes s'ouvrirent laissant apparaître celui qu'ils attendaient tous les deux. Le Président un verre de rouge à la main s'exclama:
-"Ha Pavil mon cher, nous vous attendions! Ne me dites pas que les priorités de l'état vous ont encore empêché de vous joindre à la fête! Regarder moi je prends du bon temps! Allons, allons asseyez vous avec nous regarder l'héroïne du jour nous fait enfin le plaisir de sa présence!"
Le sourire forcé de Pavil donnait à Noirceur la folle envie de rire, mais pour une fois elle se retiendrait. Ce n'était pas encore le moment de briser le charme. Elle le regardait prendre une mine assurée et certifier au président qu'il s'amusait comme un petit fou a converser à quelques stylistes dans le petit salon. Mais aussi bien Noirceur que Peur avaient pu ressentir la douleur inhérente à se corps sur le déclin, une carte peu négligeable à placer dans leur veste sans aucun doute. Le spectacle était bientôt terminé, une pirouette et Pavil trouva le moyen d'attirer les deux divinités dans un boudoir à l'écart des regards indiscrets.
-"Regardez Monsieur le président ces deux enfants ont l'air épuisés, laissez moi prendre soin d'eux et je vous les ramènerais frais comme des gardons."
"Ces deux enfants" se répétait noirceur dans sa tête amusée de cette manipulation grossière, mais ils n'allaient pas se faire prier et suivirent tout deux le dit Pavil à l'écart du bruit et des vapeurs éthyliques. Ils entrèrent un après l'autre dans un bureau richement décoré précédés par le dit Pavil les yeux de Noirceur caressant à nouveau les dorures et sculptures diverses. Les portes se refermèrent alors derrière eux, ils allaient enfin pouvoir enfin commencé le huit clos qu'ils attendaient tous trois. Les 5 Pics de Rozan ....
Les yeux rivés sur le spectacle attendrissant à en rire de sa sœur s'amusant avec deux pacotilles armurés avec soin. Peur était là, face à une scène qui allait amorcer une tragédie théâtrale pour l'humanité, les divinités et autres insectes de cette planète. Son regard se perdait dans les agissements des petits groupes d'humains qui s'affairaient à entourer Noirceur et prendre soin d'elle pour la ramener vers une de leurs fourmilières pour la soigner et comprendre comment elle pouvait développer un potentiel si extra-ordinaire. Il ne bougea pas, laissant chaque pions remplir sa tâche, les deux cavaliers qu'ils étaient, ombres, ne dévoileraient leurs jeu que plus tard... Il serra son poing, mais sa paume restait vide, et le visage face aux vents qui soufflaient sur les grandes montagnes, il murmura doucement, à peine audible pour lui même...
-"Ma main est vide depuis bien trop longtemps, d'ici peu, le monde et les Dieux y seront picorant les graines que je voudrai bien leur laisser..."
Il ferma les yeux, lourds et noirs comme l'ébène et poursuivit dans un long soupire :
-"Mais que le temps est éternité quand les choses n'avancent pas au rythme où elles le devraient. Dépêche toi ma sœur, où ton frère chérie ne serra pas content de toi..."
Dans une sombre brume voletant autour de lui, la masse difforme qui avait mirée les agissements en contre-bas pris l'apparence d'un fringuant bel homme d'une vingtaine d'années. On y retrouvait quelques traits de sa jeune sœur qui était maintenant dans les véhicules des secours. On y retrouvait surtout un regard aussi sombre que la nuit en aurait fait pâle figure. Avançant vers le bord de la falaise, son pied droit n'était plus qu'à quelques centimètres du précipice; il avança et chut dans les remouds de la cascade de Rozan; plus un oiseau ne chantait, plus un animal ne s'exprimait. La Peur semblait régner sur les alentours.
Dans la voiture qui conduit les deux protagonistes ombresque vers leur mystérieux interlocuteur.
Sous les traits guignolesque de l'adulescent Peur observait le paysage urbains avec attention, cherchant dans ces immondices quel serait peut-être son futur palais. La fin était proche en effet, et les préparatifs de sa nouvelle vie pourraient sans doute être son prochain sujet de dissertation. Le voyage ne fut pas long, mais son silence ne pris jamais fin. Depuis le début il n'avait pas prononcé un seul mot. Comme le grand frère qu'il était censé être il se contenta de poser son regard approbateur sur la jeune marionnettiste qui se jouait des populations comme avec des pantins. Défilant dans les cortèges huppés de la population mondaine d'un monde en décadence, il gardait à porté de bras Noirceur qui attirait les foules autour, bien que celle-ci soit assez respectueuse de l'enfant. Il continuèrent ensemble cette route, il laissa pour l'instant la direction des événements à sa jeune compagne, le temps où il reprendrait les rennes arriverait bien vite... Enfin la cacophonie de la fête périssait dans la fermeture de lourdes portes dont seul le visible était fait de bois et de cuir rembourré. La pièce était trop petite pour être une attraction digne des invités communs. Les murs en contreplaqué, la dentelle excessive de la petite table cerclée de sièges verts ornés de dorures de mauvais goût et les rideaux fermés sur une fenêtre murée, tout en ces lieux changeait le ton des décors extérieurs. La cellule qui avoirinait les 15 mètres carrés n' avait pas d' utilité clairement définie. On aurait dit une sorte de pièce aménagée pour un rendez-vous en toute intimité dans une atmosphère typiquement soviétique.
Pavil prit place sur l' un des sièges et considéra un moment les deux entités. Sur la table, un ordinateur portable à peine plus épais qu' une biographie de Ritchie Valens et un service à thé. Boisson prisée dans la région, il ne faisait aucun doute que Pavit était un fin amateur d' utérus.( ) Il en servi trois tasses et et tapota un instant à sa machine. Enfin, il quitta l' écran des yeux et s' adossa de tout son long en posant ses yeux dans ceux de Noirceur.
La science a marqué un grand pas, on a à présent la preuve indéniable que les enfants se rétablissent plus vite que les adultes. Votre peau possède la faculté rare d' effacer son vécu pour n' en conserver aucune trace, quelle chance. Vous possédez également les dons de chasser les éveillés et de ne pas exister. Pas seulement d' un point de vue administratif, votre corps n' est pas issu du carbone. Votre sang chauffe au contact de l' air avant de se désintégrer jusque dans ses moindres atomes. Vous émettez un champ magnétique intense aussi. La présence de tauons dans certaines de vos cellules, notamment les capillaires peut l' expliquer. En résumé vous êtes une abérration, vous n' êtes pas supposée exister.
Pavil parlait avec un détachement total, le miracle devant lui était comme banal pour lui. Soit il dirigeait son organisme au point de lui fermer toute émotion naturelle, soit il n' avait aucune crainte quant à la situation qui lui était exposée. En tout cas son ton était toujours froid, mais teinté d' un amusement sarcastique. De toute évidence il avait prendre le pas sur les toris principales peurs de l' être humain, la mort, l' insécurité et l' abandon. Traiter avec lui allait être facile, il comprenait vite les choses.
Donc vous êtes Sarah....et voici votre frère qui n' existe pas non plus. Dois-je vous trouver un nom ou allez-vous me mâcher cette partie du travail ?
Inutile de vous dire que j' ai mon idée sur ce que vous êtes, mais si cet entretien était destiné à me faire raionner j' aurais pu le remplir seul. Vous avez répondu à mon invitation, vous y avez donc des intérêts personnels. Avec quoi ai-je le plaisir de communiquer ? Hors de la pièce les festivités continuaient sans s'interrompre, dans l'inconscience générale. Ces être étaient bien étranges, faire la fête et festoyer quand votre vie ne tient qu'à un fil. Etrange pensait la jeune soeur tout en écoutant le récit de l'homme politique d'une oreille moyennement attentive. Pour une fois, il semblait qu'elle n'allait pas devoir user sa salive à expliquer des choses qui lui paraissait évidente... Un bon point sans doute pour cet humain dont l'existence était en sursis. Un sourire malsain se dessinait sur ses lèvres sombres alors que ses petits yeux noirs transperçaient littéralement le pauvre humain d'un regard inquiétant. Dans un premier temps elle ne dit rien se contentant de s'affaler sur un des fauteuils capitonnés. Comme cela l'amusait qu'il s'adresse à elle comme si elle était le leader, un léger rire s'échappa de ses lèvres avant qu'elle ne se décide à répondre:
-"Voyons... Pavil... Ne croyez vous pas que c'est à nous de vous demander qui vous êtes, si vous avez une idée sur ce que nous sommes?"
Noirceur adorait jouer avec les hommes comme avec des proies, surtout si l'adversaire semblait savoir s'en tirer dans ces petit jeu de rhétorique. Elle balançait négligemment ses petites jambes dans le vide tout en jetant à son frère un regard complice. Elle n'attendait qu'un geste de sa part pour entamer la mise à mort, si ça n'avait tenu qu'à elle, son sort en aurait déjà été jeté pour son impudence. Il aurait du ramper à terre telle la pauvre larve qu'il était, comment pouvait il encore se tenir debout après avoir essayé de joueur sur le tableau des dieux. Dans le fond il avait de la chance qu'elle aie développé ce goût à jouer avec ses proies, sinon il est fort à parier qu'elle n'aurait pas attendu l'accord de son aîné pour régler le sort de cet humain. Mais alors que son frère restait terré dans le plus profond des silence, qu'elle continua sur sa lancée:
-"La mascarade à assez duré...Pavil. Que pouvez vous offrir? Sachez que nous ne somme pas du genre à tergiverser et c'est tout ce qui nous intéresse en cet instant."
La jeune fille regardait le plafond d'un air désinvolte en prononçant ces derniers mots, ce qui contrastait magnifiquement bien avec le poids de ceux ci. Probablement personne dans le monde des humains n'avait osé parler à un homme de l'influence de Pavil de cette façon, mais Noirceur n'avait que faire du protocole des êtres de chaire et d'os. De plus elle n'était pas vraiment réputée pour sa patience et il était évident qu'il était dans l'intérêt de Pavil de répondre au plus vite. Un rictus étrange avait pris place sur le visage de peur, son mépris pour le humains transpirait par tous les ports de sa peau, aussi pendant qu'il laissait à sa soeur le loisir de converser et de s'amuser avec cet humain abjecte, de son côté il prenait un malin plaisir à créer autour de cette homme une atmosphère de terreur. De tout son être émanait un mal être indescriptible, même les hommes les plus acerbes ne pouvaient faire fit de ce genre de sensations. A l'heure qu'il était, ce cher Pavil qui avait cru prendre l'ascendant par un quelconque pirouette linguistique, devait se sentir moins sur qu'une pucelle que l'on offrait en pâture à son seigneur pour le droit de cuissage au moyen âge. Franchement en quoi Peur et Noirceur pouvaient ils redouter quoi que ce soit? Tous les hommes vils et intéressés de ce royaumes se rouleraient à présent à leurs pieds dans l'espoir d'obtenir la moindre faveur divine.
Peur regardait à présent l'homme politique de ses yeux de brèze, n'inspirant que panique et et désespoir à quiconque osait croiser son regard. A vrai dire, même l'homme qui n'avait plus rien à perdre ne pouvait rester insensible à ce genre de regard. Celui-ci s'insinuait au plus profond de votre être, vous remuant les tripes jusqu'à pousser insatiablement sur votre vessie, invitant votre corps à se vider pour prendre la fuite dans un reflex ancestral. L'instinct de Pavil devait être mis a rude épreuve à cet instant, son coeur devait être bien mal mené et peut être se mordait il déjà les de doigts d'avoir essayé de provoquer les êtres les plus puissants de ce monde... Les dieux!
Bien inconscient que ce lui qui espérait jouer sur le même tableau que les grands de ce monde, bien téméraire celui qui par la même s'opposait par une telle alliance à toute une série d'êtres tout aussi puissants. N'importe quel être doué de bonté et de bon sens aurait deviné qu'il s'agissait là d'un suicide, mais pas celui-ci... Peur et Noirceur l'avaient bien compris, car ce petit être immonde et ridicule ne comprenais dans sa langue que profit, puissance et marge bénéficiaire. Et pour les deux enfants de Nyx, c'était bien la plus facile des chose qu'ils pouvaient offrir.
Toujours immobile l'Ombre se complaisait dans son silence, écoutant tour à tour le petit homme gras d'orgueil d'avoir cru prendre un quelconque ascendant et enfin sa soeur qui par les mots les plus directes, avait réussit à signifier que leur présence ici n'avait rien d'un jeu.
Il n'avait plus qu'à écouter les propositions de l'homme à présent, même si parfois tout ceci lui paraissait d'un pathétique... S'il avait pu faire autrement, il va de soit que la déité jamais ne se serrait abaissé au point de tenter des négociations avec les humains...

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